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Antoine BAVIER, un Grison à Bourbon, 3eme partie

Antoine BAVIER, un Grison à Bourbon, 3eme partie

Ce billet est le dernier de la série sur Antoine BAVIER, un Suisse originaire des Grisons, arrivé à l’île Bourbon (La Réunion) vers 1730. Dans les deux premiers articles (ici et ici), je parle de son arrivée à Bourbon, son établissement au quartier de Saint-Pierre, ses démêlés avec la justice et enfin de son mariage et sa descendance. Je vais maintenant évoquer mes recherches en Suisse pour mieux comprendre ses origines.

Baptême d’Antoine BAVIER, une recherche pleine de rebondissements

Quand je me suis installé en Suisse, mon père m’avait rappelé que mon aïeule Geneviève CADET (1713-1770) avait épousé un Suisse nommé Antoine BAVIER (ou de BAVIERE). Je n’y avais pas repensé jusqu’à ce que le nom BAVIER apparaisse dans la généalogie de ma femme. L’un de ses 5 x arrières grands-oncles avait épousé à Coire (Chur en allemand)  une certaine Fida BAVIER.

BAVIER, … Coire,  …  et si Antoine et Fida étaient de la même famille !  J’essayai donc de trouver le baptême d’Antoine de Bavière dans les registres paroissiaux de la ville de Coire dont il était natif selon le Dictionnaire Généalogique des Familles de l’Île Bourbon (La Réunion) 1665-1810. La recherche fut vaine et j’avais fini par abandonner l’idée de trouver cet acte.

Mais la généalogie est parfois pleine de rebondissements. Quelques mois plus tard je suis devenu membre de l’association de généalogie et d’héraldique du canton de Berne (Genealogisch-Heraldische Gesellschaft Bern) car une partie de ma belle famille est originaire de ce canton. Dans le “package” de bienvenue, il y avait un CD contenant une liste des patronymes étudiés par d’autres généalogistes amateurs ainsi que le moyen de contacter ces généalogistes. C’est ainsi que j’ai découvert qu’un généalogiste, Peter Kessel, avait étudié les RIETMAN de Bischofszell (canton Thurgovie). Dans l’acte d’abjuration d’Antoine BAVIER, sa mère Marie Salomée RIETMAN, était dite native de Bischofszell.

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Vieux Pont sur la Thur, village de Bischofszell (Alte Thurbücke Bischofszell – Source Wikimedia Commons)

Peter Kessel m’a très gentiment envoyé un fichier gedcom contenant les informations relatives à la famille BAVIER – RIETMANN qu’il avait pu récoltées au cours de ses recherches dans les registres paroissiaux de Bischofszell. C’est ainsi que j’appris qu’Antoine BAVIER fut baptisé le 1er Janvier 1705 à Bischofszell dans le canton de Thurgovie et non pas à Coire.

Baptême et Recensements de Bichofszell

Par chance, les recherches sur la famille de ma femme, m’emmenaient aussi aux Archives Cantonales de Thurgovie (Staatsarchiv Thurgau). J’ai pu photographier l’inscription du baptême dans les registres microfilmés de l’église évangélique réformée de Bischofszell.

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Baptême de Anthoni BAVIERE, 1705, Pfarrbuch Bischofszell, Staatsarchiv Thurgau

L’acte se lit comme suit:

  • tout à gauche la date “Januarius 1“,
  • le nom des parents “Eltern”  –  “Herr Capitain-Lieuthenant Anthoni Bavier v. Chur” (Anthoni Bavier von Chur, il a la bourgeoisie de Coire), “Fr. Maria Salome Rietman
  • le prénom de l’enfant – “Anthoni
  • les parrains et marraines (“Taufzeugen”)

Antoine BAVIER se prénommait donc Anthoni. Je m’attendais plutôt à une version romanche du prénom comme Antieni ou Tön.

Antoine BAVIER n’aura pas beaucoup connu son père puisque deux mois après sa naissance, le 8 Mars 1705, est enregistré le décès le 21 Février 1705 à Gand (Flandres) du  capitaine-lieutenant Anthoni Bavier. Pourtant, il suivra les traces de son père puisqu’il partira lui aussi pour le service étranger.

J’ai consulté les recensements de Bischofszell de 1710 et de 1721 aux Archives Cantonales de Zurich (Staatsarchiv Zürich).

Le recensement de 1710 nous apprend que Maria Salome Rietman, 44 ans, est veuve (“vidua“), a 4 enfants: Hans Jakob BRAUN (d’un premier mariage), Georg Andreas 11 ans, Maria Ursula 9 ans et Anthoni (notre Antoine) 5 1/2 ans.

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Recensement de Bischofszell 1710, Foyer de Maria Salome Rietman, Marktgasse (Source Staatsarchiv Zürich)

Le recensement de 1721 nous apprend que Maria Salome RIETMAN habite au n.28 de la Marktgasse (ruelle du marché), elle a 55 ans et veuve du Capitaine-Lieutenant Anthoni BAVIER. Son fils Georg Andreas, âgé de 22 ans est à Lyon (“ist zu Lyon”). Antoine BAVIER âgé de 16 ans 3/4 est à Bâle (“ist zu Basel“)

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Recensement de Bischofszell 1721, Foyer de Maria Salome Rietmann, 28 Marktgasse (Source: Staatsarchiv Zürich)

Un document fascinant

C’est finalement aux Archives Cantonales des Grisons que j’allais trouver un document fascinant, publié en 1892 à Lausanne, qui explique les origines de la famille Bavier.  Il est intitulé Stamm-Tabelle der Adeligen Familie von Bavier aus Chur in Hohenrhaetien, que l’on peut traduire par “Table généalogique des familles nobles von Bavier de Coire”. La page de garde précise que cette table est établie à partir d’anciens arbres généalogiques, des papiers de famille, de chroniques, d’actes et de tombeaux de Eduard von Bavier en 1843. Le document a été enrichi par la Généalogie de la famille von Bavier écrit par Anton Sprecher von Bernegg en 1857. Le document a été transmis par le neveu de l’auteur des tables, Eduard von Bavier  consul général de la couronne danoise à Yokohama, commandant de l’ordre de Danebord.

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Staatsarchiv Graubünden, Chur, IV 25 e2

Selon ce document la famille se dit originaire de Bologne. Elle s’est établie à Coire au 16ème siècle. Elle aura donné de nombreux bourgmestres (Bürgermeister) de Coire, un président de la Confédération et de nombreux officiers au services étrangers.

Le document précise au sujet d’Antoine Bavier qu’il s’est installé à l’île  Bourbon et qu’il y a acquis de grandes richesses, s’est marié avec Geneviève CADET (mon aïeule). Les deux enfants sont nommés: Georg Anton dont on précise qu’il fut un très riche propriétairelà-bas et sa soeur Antonia-Euphrosina dont la fortune fut perdue après sa mort en 1789 pendant la Révolution. Le document précise enfin que la lignée est éteinte.

Comment l’auteur de ce document, Eduard von Bavier, qui a vécu en Suisse, pouvait-il savoir en 1892 qu’Antoine BAVIER s’était établi à l’île Bourbon, y avait fait souche, y était décédé 150 ans plus tôt et que sa lignée s’était éteinte ?  Les BAVIER de l’île Bourbon seraient-ils restés en contact avec leur famille en Suisse et des traces de ces contacts auraient-elles encore été présentes dans les papiers de famille ?  Dans les actes qu’il a signés, Antoine BAVIER signait BAVIER. Dans les actes concernant la génération suivante, ces derniers se faisaient plutôt appeler De Bavière. Etaient-ils en contact avec des branches de la famille en Suisse qui eux portaient le nom “Von Bavier”?  Mystère ! Je trouve cela fascinant.

BILAN 

Si Antoine BAVIER aura parcouru plus de 10 000 kilomètres de la Thurgovie jusqu’à l’Océan Indien, il m’aura fallu tout autant de kilomètres entre la Suisse et la Réunion pour reconstituer son histoire. Cette recherche m’aura amené aux Archives Cantonales des Grisons et de Thurgovie en Suisse, aux Archives Départementales de la Réunion. J’ai fait appel à l’entraide généalogique: merci à Jean-Claude Odon et à Peter Kessel. Et il faudra parcourir encore quelques centaines de kilomètres pour reconstituer son parcours militaire au service de la France et de la Compagnie des Indes. Cette recherche a été jusque là une belle aventure, et elle n’est pas finie.

Geneatheme: Paléographie mon amour.

Geneatheme: Paléographie mon amour.

Pour le geneatheme de Janvier, Sophie de la Gazette des Ancêtres nous invite à partager une page d’écriture manuscrite sur le thème “Paléographie, mon amour”. J’ai souhaité mettre à l’honneur les registres des corporations de la ville de Coire (1). 

Dans mes recherches aux Archives Cantonales des Grisons (Staatsarchiv Graubünden), j’avais pu remonter la branche LAURER de ma belle-famille jusqu’à un Bernhard LAURER (1734-1787), ancêtre à la 8ème génération de mon épouse, auquel on donnait le titre de “Oberzunftmeister”. L’un de ses petits-fils, Anton LAURER (1789-1834), ancêtre à la 6ème génération de mon épouse, était lui  désigné “Altzunftmeister”.

Ma connaissance des corporations de la ville de Coire et de leur fonctionnement est encore sommaire.  “Zunftmeister” fait référence au maître d’une corporation. Selon l’article du Dictionnaire Historique de la Suisse (2), le maître de corporation était élu une année par sa corporation et était chargé de régler les conflits, de traiter le cas d’infraction aux règles  de la corporation.  Le premier prévôt des corporations (“Oberzunftmeister”) faisait partie des magistrats suprêmes de la ville.

Les registres des corporations de la ville de Coire

Ce sont les archives municipales de la ville de Coire (Stadtsarchiv Chur) qui détiennent les archives des corporations de la ville. J’y suis donc allé récemment avec l’objectif d’en apprendre plus sur leur parcours au sein de leur corporation. J’ai découvert les registres de corporation (Zunftrodel) sur lesquels sont inscrits les différents membres de la corporation selon leur date d’entrée. On peut parfois y trouver une mention de leur date de décès. C’est surtout par l’écriture que j’ai été fasciné. En voici quelques extraits pour le généathème de ce mois.

Ci-dessous une page extraite du registre de la Schmiedezunft sur laquelle est inscrit Bernhard LAURER. Il est devenu membre en 1757. Sa date de décès le 25 Juillet 1787 y est inscrite.

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Stadtarchiv Chur, CB III/Z 27: Zunftrodel der Schmieden 1605-1835

Ci-dessous l’inscription à la Schneiderzunft en 1694 de Johannes FISCHER, ancêtre à la 9ème génération de mon épouse. Admirer le “J” de Johannes et le “F” de Fischer. On y précise qu’il est Zunftmeister. Et j’avoue être hypnotisé par le “R” de Rÿsch (patronyme aujourd’hui orthographié Risch).

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Stadtarchiv Chur, CB III/Z 42: Zunftrodel der Schneidern 1605-1839

Retour au registre de la Schmiedezunft, et plus loin encore dans le temps. Adam HITZ et Andreas LORETZ sont inscrits sur les registres en 1643 et 1645.

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Stadtarchiv Chur, CB III/Z 27: Zunftrodel der Schmieden 1605-1835


Sources

(1)  Les registres de corporation (Zunftrodel) de la ville de Coire consultés: Stadtarchiv Chur, CB III/Z 27: Zunftrodel der Schmieden 1605-1835 ; Stadtarchiv Chur, CB III/Z 42: Zunftrodel der Schneidern 1605-1839

(2) Katharina Simon-Muscheid, “Maître de corporation”, in Dictionnaire Historique de la Suisse, version du 03.09.2008 (traduit de l’allemand), http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F26433.php

Photos: collection personnelle. Publication avec l’aimable autorisation du personnel du Stadtarchiv Chur.

Antoine Bavier, un Grison à Bourbon, 1ere partie

Antoine Bavier, un Grison à Bourbon, 1ere partie

Dans les prochains billets, je vous propose de partir sur les traces de cet Antoine de Bavière que j’évoquais en introduction de ce blog. Chacun a dans sa généalogie des personnes qui attirent un peu plus l’attention, qu’on trouve “spéciales” et pour lesquelles on veut pousser plus loin les recherches. Antoine BAVIER n’est pas mon ancêtre, il a été marié à mon aïeule Geneviève CADET (1713-1770). Mais il est l’une de ces personnes spéciales, à cause de son parcours peu commun mais surtout parce qu’il a réapparu par le plus grand des hasards dans mes recherches sur les ancêtres de mon épouse.

De BAVIERE ou BAVIER

Camille Ricquebourg (1) dans son Dictionnaire Généalogique des Familles de l’Île Bourbon (La Réunion) 1665-1810 le référence sous le nom “De Bavière” et c’est ce nom qui a été utilisé par sa descendance et qu’on retrouve aujourd’hui dans les généalogies documentées sur les divers sites de généalogie. Pourtant dans les actes qu’il a signés, Antoine s’est toujours appelé BAVIER. C’est donc ce nom que je retiens pour parler de lui. A noter qu’en Suisse alémanique la prononciation du nom BAVIER est très proche de celle du mot “BAVIERE” en français.

Informations déjà connues

J’ai commencé ma recherche par la relecture des notes de mon père. J’y ai retrouvé entre autres les informations données par Camille Ricquebourg (1) dans son Dictionnaire Généalogique des Familles de l’Île Bourbon (La Réunion) 1665-1810. Antoine de Bavière (sic): né vers 1704 à Coire (Suisse) (31 ans au recensement de 1735), fils de Antoine de Bavière capitaine d’Infanterie et de Marie Salomé Rietman, arrivé à Bourbon vers 1730, ancien officier d’Infanterie (1739), a abjuré le 6 Juillet 1738 à St-Pierre,  marié à Geneviève Cadet (mon 7 x arrière-grand-mère) le 5 Février 1739 à St-Pierre, contrat de mariage 4 Février 1739 par Lesport, décédé le 1er Mai 1742 à St-Pierre. Abjuration, mariage, contrat de mariage, décès, recensement …. notre ami a donc laissé des traces à la Réunion, ce qui ouvrait de belles perspectives. 😉

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Signature d’Antoine BAVIER extraite ducontrat de mariage du 4 Février 1739 chez M. Lesport à St-Pierre.

Et c’est un phénomène bien connu des généalogistes, une information trouvée et voilà de nouvelles interrogations soulevées. 😉 Dans quelle armée était-il officier ? Pourquoi s’est-il retrouvé à Bourbon en 1730 ? Quelle fut sa vie entre 1730 et 1738, date où il apparaît dans les registres de baptême (pour son abjuration), mariage et sépulture ?  De quelle religion était-il s’il a abjuré ?   Comment a-t-il connu mon aïeule Geneviève Cadet ? Pourquoi est-il mort si jeune ?

Arrivée à Bourbon

Selon C. Ricquebourg, c’est sur le recensement de 1735 que figure l’année de l’arrivée d’Antoine BAVIER. Les feuilles de recensements ne sont consultables qu’aux Archives Départementales de la Réunion (ADR), soit à 9000 kms de chez moi. Et bien évidemment, je n’ai même pas pensé à les consulter lors de mon dernier passage aux ADR. :/

J’ai ensuite cherché à savoir sur quel navire il était arrivé à Bourbon. En 1730, l’île Bourbon est sous la régie de la Compagnie des Indes. Le site Mémoire des Hommes propose une base des marins et passagers ayant embarqué au XVIIIe siècle à Lorient et sur les navires de la Compagnie des Indes.  La recherche du nom “Bavier” donnait un résultat intéressant proche des dates recherchées. Deux Sieurs Baviere, l’un capitaine l’autre enseigne, embarquent à Lorient sur le Bourbon le 10 Février 1728 direction Cadix, puis les Indes et les Mascareignes (2). Ils sont frères. Le premier est déclaré “déserté” le 30 Mars quand le navire quitte Cadix. Le deuxième débarque à l’Île de France (Ile Maurice) 4 mois plus tard. Est-ce Antoine ?

C’est bien possible, mais malheureusement les prénoms ne sont pas notés. Sur la liste de passagers, il est précisé qu’il “enseigne réformé passager“. Sa charge d’enseigne a donc été réduite mais le titre lui est resté. L’enseigne Baviere ne débarque pas seul  à l’île de France puisqu’une quarantaine de soldats y pose aussi pied à terre. Faisait-il partie de la force armée que le gouverneur Pierre Benoît DUMAS réclamait pour assurer l’autorité de ses décisions et protéger l’île de France et l’île Bourbon ? (3). Les navires voyageant pour le compte de la Compagnie repassaient par l’ile de France et Bourbon au retour. Il est possible qu’il ait ensuite pris un bateau pour Bourbon. Par contre le titre d’enseigne me semble plutôt lié à la Marine alors qu’il est dit officier d’Infanterie au recensement de 1735 à Bourbon.

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Ies Bourbon et Ile de France sur une carte réduite de l’Ocean Oriental , 1775, par D’Après de Mannevillette. (Site de Mémoire des Hommes)

En conclusion, il ne sera probablement pas possible de connaître le nom du navire sur lequel il est arrivé sans se déplacer à Lorient pour consulter les Archives de la Compagnie des Indes. Voilà une bonne raison d’aller découvrir le Morbihan d’où sont originaires quelques uns de mes ancêtres. 😉   Pour trouver les raisons qui l’ont amené à Bourbon, il faudra probablement chercher du côté des sources militaires.

Mais ces premières années à Bourbon n’auront pas été un long fleuve tranquille. Comme je le découvrirais via d’autres sources, Antoine de Bavière sera accusé d’un crime en 1734.  A suivre …   😉

Sources

(1) L.J. Camille Ricquebourg,  Dictionnaire Généalogique des Familles de l’île Bourbon (La Réunion): 1665-1810, 1983, collection personnelle. Tome I, page 98, Antoine de Baviere.

(2) Rôle du Bourbon (1728-1729) sur le site Mémoire des Hommes (Fonds d’archives du Ministère de la Défense). Baviere, passagers n.182 et 183.

(3) Dureau Reydellet, Bourbon et ses Gouverneurs ; suivi d’une Histoire de la commune de Sainte-Marie, St-Denis, 1978, collection personnelle. Page 18, paragraphe sur Pierre Benoît Dumas, gouverneur des îles de France et de Bourbon de 1726 à 1735.

(4) Jean-Baptiste Nicolas Denis D’Après de MannevilletteNeptune Oriental, Atlas de  cartes disponible sur le site Mémoire des Hommes (Fonds d’archives du Ministère de la Défense). Vue n.18/93. Carte réduite de l’Ocean Oriental depuis le Cap de Bonne Espérance jusqu’à l’Isle Formose.