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En faisant des recherches généalogiques, on trouve parfois ce qu’on ne cherchait pas. C’est ce qui m’est arrivé un jour de 2015 quand, à l’occasion d’une recherche sur Geneanet, je vis apparaître un André PALMONT originaire de St-Paul à l’île de la Réunion et décédé en Nouvelle-Calédonie en 1905. Un PALMONT de St-Paul (tiens comme mon arrière arrière grand-mère !), en Nouvelle-Calédonie, si loin de son île natale ! Ma curiosité était piquée, une recherche au long cours pouvait commencer.

Cinq ans plus tard, la recherche continue mais la trame est connue. André PALMONT, cousin de mon aïeule Elisabeth PALMONT fut condamné aux travaux forcés et envoyé au bagne. Il ne s’est donc pas retrouvé en Nouvelle-Calédonie de son plein gré. Quoique !!!

C’est son histoire, telle qu’on peut la deviner à travers les documents d’archive, que je raconte ici.

Origines familiales

André Saint-Ange PALMONT, que nous appellerons ensuite André, naît à St-Paul (La Réunion) le 1er Décembre 1849, presqu’un an après l’abolition de l’esclavage. Ironie de l’histoire, son père Saint-Ange PALMONT choisit un brigadier et un garde de police comme témoins de la déclaration de la naissance.

Saint-Ange Palmont (1829-1859) est né esclave mais n’a probablement jamais été traité comme tel. Il fut affranchi avec sa mère Rose LIN en 1834 par … son grand-père maternel, le dénommé LIN, lui-même ancien esclave. Il n’était pas rare qu’une fois affranchi, une personne essaie de racheter les membres de sa famille avant de pouvoir les affranchir à leur tour. Comme deux de ses oncles et deux de ses frères, Saint-Ange exerçait la profession de bourrelier, probable héritage de ce grand-père LIN lui-même cordonnier et sellier.

Il y aurait beaucoup à dire sur l’origine des PALMONT, mais retenons que ce nom de famille est apparu vers 1820-1830. Toinette, arrière grand-mère paternelle d’André PALMONT, est souvent nommée dans les actes d’état civil Toinette dite PALMONT ou affranchie de PALMON, même si elle fut en réalité affranchie par son père Jean-Louis ALADY. Les PALMONT ont des origines indiennes, malgaches et très probablement européennes. Toinette est par exemple la petite fille d’un lascar indien natif de Pondichéry qui était employé comme pilote par la Compagnie des Indes.

Mais revenons à André PALMONT. Il est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants. Seul son frère cadet Alphonse Saint-Ange PALMONT atteindra l’âge adulte. Il suivit pour ainsi dire les traces de son frère aîné puisqu’il passa lui aussi par la case prison. Il fut condamné en 1883 à 6 ans de réclusion criminelle et 10 ans de surveillance pour vols qualifiés. Il mourut en 1892, célibataire et sans descendance.

André PALMONT n’a pas encore 10 ans quand son père décède. Lui et sa mère s’installent ensuite au quartier de Petite-Ile à St-Denis, comme d’autre membres de la famille dont son oncle Alfred PALMONT, mon aïeul. Il apprendra lui aussi le métier de bourrelier.

Condamné aux travaux forcés

Ce sont les Archives Judiciaires qui nous éclairent sur la tranche de vie suivante d’André PALMONT. Le 6 Janvier 1870, alors qu’il n’a que 20 ans, il est condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Denis à un mois de prison pour vol. Le registre d’écrou nous apprend qu’il était apprenti bourrelier à l’arsenal de Saint-Denis.

Deux ans plus tard, le 22 Février 1872, le même tribunal le condamne à six mois de prison pour délit de vagabondage et de vols de 25 volailles. Sont alors considérés comme vagabonds les personnes qui n’ont “ni domicile certain ni moyens de subsistance et qui n’exercent habituellement ni métier ni profession”.

Quelques mois après sa sortie de prison, c’est l’escalade qui va définitivement l’éloigner de la Réunion. Il s’associe entre autres à un ancien repris de justice nommé Léopold BERLAND avec qui il se lance dans une série de vols. L’acte d’accusation qui s’étale sur six pages, liste le butin, les victimes des vols, les lieux et les dates.

Il précise en introduction : “L’accusation relève d’abord contre Berland et Palmont sept soustractions frauduleuses accompagnées de circonstances aggravantes et commises depuis le mois de Novembre (1872) jusqu’au 16 Janvier (1873) au préjudice de diverses personnes. A cette dernière date la police de St-Denis ayant fait une descente dans leur appartement … ils s’étaient enfuis à St-Paul. Dans cette ville ils commirent quatre vols qualifiés du 22 Janvier au 2 Février. Arrêtés le 2 Février, ils se rendent coupables le 13 du même mois de tentative d’évasion par bris de la geôle de St-Paul où ils étaient détenus. Peu de temps après ils sont transférés à St-Denis mais dans la nuit du 27 au 28 Février ils brisent le plancher du poste de l’hôtel de ville, s’évadent et se dirigent de nouveau vers St-Paul. Dans la nuit du 2 au 3 Mars ils commettent un vol sur l’Etablissement Troussail et se réfugient ensuite dans le cirque de la Rivière des Galets (à l’îlet aux Orangers) chez un sieur Amat Fontaine. C’est là que Berland a été arrêté le 10 Mars. Quelques jours après Palmont fut arrêté à St-Leu et reconnu à St-Paul d’où il fut de nouveau expédié sur St-Denis “.

Extrait des minutes du greffe détaillant l’accusation contre Berland Léopold et André Palmont. (Source: Archives Départementales de la Réunion, Série 2U)

Aucun fait de violence sur personne n’est rapporté. S’il n’y a évidemment aucune raison d’applaudir les faits relatés, on peut tout de même reconnaître à André PALMONT un certain panache. S’évader de la prison de St-Denis après une première tentative ratée, s’enfuir à St-Paul, se cacher à l’îlet aux Orangers dans le cirque de Mafate, et ne se faire finalement attraper qu’à St-Leu, le tout très probablement à pied ! Les connaisseurs de la topographie de l’île apprécieront. On peut imaginer que ce fut une sacrée cavale !

La Cour d’Assises de la Réunion le condamne le 3 Novembre 1873 à 10 années de travaux forcés pour vols qualifiés et à 6 mois de prison pour évasion par bris de prison. Ce jugement sera confirmé par arrêt de la Cour de Cassation en Janvier 1874.

Sur sa détention à la Réunion avant cette condamnation, son dossier de bagnard précise sans surprise : « Très mauvaise conduite, nombreuses punitions ». 

Passage en Métropole et départ vers la Nouvelle-Calédonie

Depuis la loi du 30 Mai 1854, les condamnés aux travaux forcés jusque l’âge de 60 ans étaient “transportés” dans une colonie pénitentiaire. André PALMONT est donc conduit en Métropole en attente de son affectation. On le retrouve à la prison d’Avignon le 19 Juin 1875 où il se fait assister pour écrire une lettre au Ministre de l’Intérieur qui dit : “L’exposant subit sans murmurer cette triste peine mais aujourd’hui apprenant qu’il est destiné à être transporté à la Guyane française, il ose venir élever ses mains suppliantes pour solliciter la faveur d’être transporté à la Nouvelle-Calédonie. Le suppliant à l’appui de sa supplique n’a d’autres titres que ses promesses de bonne conduite et encore le séjour de quelques-uns de ses parents habitants libres de ladite colonie.

Malgré mes recherches je ne lui ai pas trouvé de famille proche parmi les Réunionnais de Nouvelle-Calédonie. André PALMONT croyait peut-être que son oncle Alfred PALMONT (mon aïeul) avait fini par s’installer en Nouvelle-Calédonie. En 1873, ce dernier souhaitait émigrer en Nouvelle-Calédonie pour fuir la misère et offrir une nouvelle vie à sa famille. La demande de « passage » lui fut refusée. Le commissaire de police de Saint-Denis écrivait alors: “Cette famille est dans une profonde misère et n’aurait pour faire face aux premiers frais de son existence à la Nouvelle-Calédonie qu’une somme de 50 francs environ.”. Cette histoire est racontée dans un autre article de ce blog.

La demande de transportation vers la Nouvelle-Calédonie fut acceptée, ce qui me fait dire qu’André PALMONT aura en quelque sorte “choisi” la Nouvelle-Calédonie. Il est ensuite conduit au dépôt des condamnés aux travaux forcés de Saint-Martin de Ré, point de regroupement des condamnés en partance pour les bagnes coloniaux. Il y est écroué le 11 Août 1875 et reçoit le numéro de matricule n. 7868.

Extrait du dossier individuel de condamné. (Source: Archives Nationales d’Outre-Mer, ANOM COL H 732)

Un voyage mouvementé

Le 6 Septembre 1875, André PALMONT embarque à l’île d’Aix à bord du Rhin, un navire de transport de type trois-mâts à hélice. Comme on peut l’imaginer, les conditions de voyage sont difficiles. Les prisonniers sont enfermés dans de grandes cages de l’entrepont. Ils ne bénéficient que d’une seule promenade sur le point chaque jour. Pour éviter les maladies à bord, on leur donne toutefois la même ration que celle des matelots.

Le Rhin (Source: Bernard Guinard, https://bernard-guinard.com)

Après avoir fait relâche à Dakar le Rhin arrive à Santa-Catarina au Brésil. On apprend selon les mots de Bernard Guinard sur son site que: “Le navire se trouvant assez près des côtes du Brésil cette fois-ci, les prisonniers tentent une évasion au moyen des barques indigènes. Mais celle-ci est déjouée et son principal meneur, nommé Leroy, sommé de se rendre, tourne sa rage vers celui qu’il estime responsable de cet échec. Il assassine ainsi son complice, nommé Pezeux, croyant régler son compte à celui qui l’avait “vendu”. La garde doit intervenir pour mater un début de mutinerie.”  André PALMONT ne fut probablement pas mêlé à cette histoire. Cela aurait conduit à un jugement et une condamnation supplémentaire, or rien à ce sujet ne figure dans son dossier de condamné.

Le Rhin se dirige ensuite vers les mers du Sud. Au climat chaud des tropiques, succèdent les froides températures et l’humidité entre le Cap de Bonne-Espérance et l’Australie. Le Rhin arrive finalement le Nouvelle-Calédonie le 30 Janvier 1876 après 146 jours de voyage !!!

Sa vie au bagne

André PALMONT, sera interné à l’île Nou avec les 238 condamnés qui débarquent avec lui. Son dossier ne précise pas s’il a été employé comme de nombreux condamnés à l’édification des routes et des bâtiments de la colonie. Tout au plus sait-on qu’il a appris le métier d’effilocheur pendant sa détention. Ceci laisse à penser qu’il a plutôt travaillé dans les ateliers du bagne, comme ce fut le cas des condamnés qui connaissaient les métiers utiles à l’administration pénitentiaire.  Son travail lui a rapporté un petit pécule puisque son dossier mentionne un avoir de 98 Frs à sa libération. Sa conduite en détention fut jugée « assez bonne ».  Aucune punition ne figure à son dossier.

Source: Université de Paris, https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/images/index.php?refphot=CISA0220

André PALMONT est libéré le 22 Janvier 1884, il a alors 34 ans. Mais libération ne signifiait pas liberté. Un nouveau matricule le n.4197 lui est affecté et il est alors recensé dans la 4ème catégorie 1ère section, celle des condamnés libérés mais astreints à résider définitivement dans la colonie. Selon les règlements en vigueur, il avait l’obligation d’annoncer toute intention de changer de son lieu de résidence. Il devait répondre aux appels périodiques destinés à surveiller les libérés, et être muni d’un livret professionnel pour justifier d’un domicile et de l’exercice d’une profession. Il restera sous surveillance de la haute police jusqu’au 22 Juillet 1904.

Extrait du dossier individuel de condamné. (Source: Archives de Nouvelle-Calédonie 1 Mi 38 – R 176)

Une réinsertion apparemment réussie

Trouver un travail rémunéré n’était pas chose aisée pour les libérés. On estime que seulement 10% des libérés ont obtenu une concession de terres. Pour les autres, quand ils étaient en état de travailler, ils subissaient la concurrence d’une main d’œuvre moins coûteuse : les condamnés mis à la disposition des sociétés ou des colons par l’administration pénitentiaire, ou encore les travailleurs indiens, asiatiques ou océaniens engagés à faible coût par les colons libres.

Toutefois, malgré les difficultés auxquelles pouvaient être confrontés les libérés, André PALMONT semble avoir réussi sa réinsertion dans la société.  Il vécut de divers métiers tels que sellier, bourrelier, pêcheur, cultivateur. Rétrospectivement, on peut dire que les métiers appris avant sa condamnation, et probablement transmis par ses oncles, lui auront été d’un bon secours. Il fut tout de même condamné une dernière fois en 1902 pour exercice d’une profession interdite aux libérés, ce qui ne lui valut qu’une amende de 16 francs. Il faudrait consulter les archives judiciaires pour savoir exactement ce qui lui était reproché. Tout au plus sait-on que selon un arrêté du gouverneur daté du 4 Juillet 1892, les métiers suivants étaient interdits aux libérés: débitant de boisson, gargotier, restaurateur, logeur, bijoutier, entrepreneur de cabotage, brocanteur et colporteur. 1Notice sur la transportation à la Guyane Française et à la Nouvelle-Calédonie 1886-1895 Volume 2 (1900) — Page 216, Musée Criminocorpus consulté le 4 décembre 2020. Permalien : https://criminocorpus.org/fr/ref/114/138251/

A sa sortie du bagne, André PALMONT a vécu à Poya entre 1885 et 1888. On le retrouve ensuite à Olande au nord de Paagoumène en 1891, à Kataviti Koné en 1894,1896 et 1901 et enfin à Bourail en 1905.

Le 18 Mai 1905, alors qu’il demande la levée de l’obligation de résidence, le directeur de l’Administration Pénitentiaire écrit : « Le transporté a des antécédents judiciaires lointains. Il a tenu une assez bonne conduite en cours de peine et depuis sa libération qui remonte à 19 ans, il est l’objet de renseignements satisfaisants. En conséquence j’émets un avis favorable à la remise de résidence. »

Mariage avec Célina BAPAO une mélanésienne de Poya

Dès l’année de sa libération en 1884, il fit la connaissance d’une jeune mélanésienne de Poya nommée, selon les actes d’état civil Héloïse dite Célina BAPAO. Selon ses descendants, elle était de la tribu Kradji. Le couple vécut au moins 12 ans en concubinage et eut quatre enfants. C’est seulement en le 1er Décembre 1896 à Koné, jour de son 47ème anniversaire, qu’André PALMONT épousa Célina BAPAO.

Sur l’acte de mariage il est nommé Auché André PALMONT. Auché est peut-être un surnom acquis lors de sa captivité, à moins que cela ne soit une mauvaise transcription de Ange l’un de ses prénoms. Il est aussi intéressant de noter que même si Héloïse “Célina” BAPAO ne savait pas signer, elle a tout de même tenu à marquer son accord d’une croix sur le registre d’état civil.

Signatures d’André PALMONT et de Célina BAPAO
(Acte de mariage du 1er Décembre 1896 à Koné, ANOM)

Curieusement ce mariage n’est mentionné sur aucun des documents de l’administration pénitentiaire. Je n’ai pas encore trouvé les raisons qui auraient pu expliquer ce mariage tardif et cette absence de mention.

André PALMONT résidera ensuite à Bourail où il meurt le 9 Juin 1905. Les déclarants employés de l’administration pénitentiaire le disent célibataire, probablement sur la base d’informations contenues dans son dossier. Son décès fut inscrit le 27 Novembre 1906 sur les registres de Saint-Paul (La Réunion), la nouvelle aura mis 5 mois pour parvenir à la Réunion. Héloïse “Célina” BAPAO meurt un an plus tard, le 11 Juillet 1906, à Poya.

Il semble qu’André n’avait plus de contact avec la Réunion. A son mariage il déclare que sa mère est domiciliée à St-Paul. Elle était pourtant décédée 5 ans plus tôt.

Une nombreuse descendance

André PALMONT et Héloïse “Célina” BAPAO laissent une nombreuse descendance qu’ils n’auront malheureusement pas connue. Seuls deux de leurs petits-enfants, Barthélémy et Jeanne MERCIER sont nés avant leur décès.

Marie Eléonore PALMONT, première enfant du couple, née à Poya le 15 Mai 1885, épousa Barthélémy MERCIER à Koné le 9 Septembre 1901. Ils ont eu 9 enfants.

Gabriel Alphonse PALMONT né à Poya le 24 Octobre 1888 n’eut apparemment pas de descendance. Il est décédé célibataire le 7 Août 1959 à l’hôpital de Nouméa mais vivait à Poya.

Héloïse Célina PALMONT est née à Olande (aujourd’hui Ohland), commune de Paagoumène le 21 Février 1891. Elle épousa le 16 Août1896 à Koné, Edouard ROUTIER fils d’un colon d’origine réunionnaise et d’une mélanésienne de la tribu Nekliai. Ils ont eu 12 enfants.

Jules André PALMONT, né le 12 Juin 1894 à Koné, était pêcheur à Poya (encore une profession fréquente chez les PALMONT) quand il fut incorporé dans la Compagnie d’Infanterie Coloniale de Nouméa en Décembre 1914 en pleine première guerre mondiale.  Le 26 Juin 1915, il débarque à Marseille où il rejoint le 6ème régiment colonial. Il fut évacué malade une première fois en Novembre 1915, une deuxième fois en Mars 1916. Il meurt malade le 12 Mars 1917 à l’hôpital Laennec à Paris. Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Bagneux. Mort pour la France à 22 ans, il n’a pas eu de descendance.

Photo déposée par galichonj sur Geneanet (https://www.geneanet.org/cimetieres/view/3412338/persons/?individu_filter=PALMOND%2BJules+André)

Conclusion

A la Réunion, l’on n’a probablement plus entendu parler d’André PALMONT après son départ. Dans notre branche de la famille, son histoire n’était pas connue ou alors elle ne nous a pas été transmise. Même si on peut imaginer qu’une certaine forme de non-dit a pu régner dans les premières générations descendantes de condamnés, il est possible que la mémoire familiale ait retenu plus d’informations à son sujet. Sa fille Héloïse n’est décédée qu’en 1976.

Reste cette photo, que l’on suppose par recoupement, être celle d’André PALMONT, de son épouse Célina BAPAO et de leurs deux garçons Gabriel et Jules André. Il faudra peut-être interroger certains de leurs descendants pour en être sûr.

Photo supposée d’André PALMONT, Héloise Célina BAPAO, et leurs garçons Gabriel et Jules PALMONT. (Transmise par Jean-Luc Chambault)

J’ai écrit cette histoire avec une pensée amicale pour mes lointains cousins de Nouvelle-Calédonie que je ne connais pas. J’ai découvert avec bonheur qu’ils ont organisé plusieurs cousinades ces dernières années. Peut-être auront-ils d’autres informations pour compléter l’histoire peu banale de ce Réunionnais “parti” loin de chez lui.

Remerciements

Ces recherches n’auraient pu être possibles sans la gentillesse et la disponibilité de nombreuses personnes. Je souhaite donc remercier:

  • Catherine Lecourieux et Jean-Luc Chambault pour les photos et les informations transmises
  • Jean-Moé Leonidas du Service des Archives de la Nouvelle-Calédonie pour toutes les informations et explications fournies.
  • Alain Lardillier de Genneocal pour les actes d’état-civil non disponibles sur ANOM.
  • Serge Dole du Fil d’Ariane pour la transmission des pièces du dossier de condamné à la Transportation.
  • Bernard Guinard pour la photo du Rhin.

Sources

  • Archives Départementales de la Réunion, Dossier de condamnation d’André Palmont, Série 2U (références exactes malheureusement effacées)
  • Archives Nationales d’Outre-Mer
    • Dossier individuel de condamné à la Transportation n.7868. (FR ANOM COL H 732)
    • Acte de naissance d’André PALMONT.
  • Archives de la Nouvelle-Calédonie
    • Folio de condamné n. 4197. (1 Mi 38 – R 176)
  • Hélène Taillemite, « La vie au bagne », Criminocorpus [En ligne], Les bagnes coloniaux, Articles, mis en ligne le 01 janvier 2008, consulté le 31 août 2020. URL : http://journals.openedition.org/criminocorpus/183
  • Guinard Bernard. Article sur les voyages du Rhin à la Nouvelle-Calédonie, http://www.bernard-guinard.com/arcticles%20divers/Convois%20de%20deportes/Rhin/le_Rhin.html
  • Barbançon, Louis-José. “Chapitre I. Évolution de la condition juridique des libérés”. L’Archipel des forçats : Histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie (1863-1931). Web. <http://books.openedition.org/septentrion/54820>.
  • Isabelle Merle, « La Nouvelle-Calédonie, 1853-1920. Naissance d’une société coloniale », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques [En ligne], 11 | 1993, mis en ligne le 05 mars 2009, consulté le 16 octobre 2020. URL : http://journals.openedition.org/ccrh/2762 ; DOI : https://doi.org/10.4000/ccrh.2762